PROPOSITIONS POUR UNE TRANSITION POLITIQUE APAISEE AU CONGO-BRAZZAVILLE


PROPOSITIONS POUR UNE TRANSITION POLITIQUE APAISEE AU CONGO-BRAZZAVILLE

Par

JP. KAYA

INTRODUCTION

Notre pays, la République du Congo a retrouvé une forme de stabilité politique depuis une décennie. Celle-ci est due essentiellement à la prospérité économique soudaine du pays, qui a bénéficié au cours de cette décennie de la suppression de sa dette publique, puis de l’explosion de ses recettes pétrolières et minières. Toutefois, cette prospérité qui se traduit par une croissance autour de 10%, un PIB de 4600 dollars, et un budget annuel de 4000 milliards de FCFA, engendre en même temps des inégalités sociales jamais atteintes. 80% de la population vit sous le seuil de pauvreté, ne disposant que moins d’un dollar par jour pour survivre. L’état sanitaire du pays s’est dangereusement dégradé. L’éducation nationale semble abandonnée à des agents privés qui n’en ont pas la compétence et qui rançonnent littéralement les citoyens.

1-Cependant, le processus de modernisation engagé par le régime depuis les années 2002, a apporté des résultats concrets au travers de nombreuses infrastructures. La question ici n’est pas de juger de la qualité de ces réalisations, de leur qualité par rapport au coût. L’important est de constater que les actions engagées ont produit sur les populations un effet d’apaisement et il en résulte chez certains citoyens de l’optimisme et de l’enthousiasme, bien qu’ils ne profitent pas réellement des conséquences de cette modernisation.

2- Ainsi les inégalités sociales se sont réellement creusées entre une faction liée au régime et le reste du peuple. L’importance de la croissance obtenue au cours de la décennie précédente, entre 5 et 10%, est considérée par les économistes comme une croissance perverse, qui non seulement découle de la rente obtenue par l’exploitation d’une ou de quelques matières premières, mais surtout celle-ci est mal redistribuée. Car cette rente non seulement est dilapidée, ou investie dans des réalisations de prestige aux fins de propagande, et donc finalement ne bénéficie que très peu ou pas du tout à la population dont le niveau et la qualité de vie se détériore de jour en jour alors que le PNB de l’Etat ne cesse de croître.
Donc si les buildings, les routes, les aéroports, les hôpitaux, les ponts etc, participent bien sur le plan macroéconomique à la croissance et à la dynamique de l’économie nationales, malheureusement, dans le même temps, les populations civiles tombent dans une grande misère. C’est presque mathématique. Ainsi la majorité des congolais d’après les statistiques ne dispose que de moins d’un dollar par jour pour se nourrir. Le chômage est considéré comme massif, pour un pays qui ne compte que 4 200 000 habitants.

3-Clairement il y’a quelque chose qui échappe à la raison. Pourquoi un pays qui visiblement possède des ressources financières si colossales, avec une population aussi faible, laisse-t-il ses citoyens dans un tel état de dénuement ?

4-Peut-on imaginer que ces problèmes seraient surmontés avec le temps ? Mais combien de temps ?
A cette question il n’y a pas de réponse précise. Certes le chômage reculera sensiblement, si la croissance actuelle se maintient, les conditions de vie vont aussi s’améliorer progressivement, pour les mêmes raisons. Mais nous doutons de la capacité de notre pays à poursuivre la dynamique actuelle de modernisation à long terme, car rien ne l’y oblige. Pour les raisons suivantes.

5- Parce que depuis la sortie du monopartisme, nous somme entrés dans une société sans armature axiologique. Il n’y a plus de système de valeurs suffisamment contraignant qui soit capable de s’imposer à tous les acteurs sociaux, et notamment aux acteurs politiques et aux fonctionnaires. D’où l’apparition d’un système de prédation plus féroce, renforcé par le contrôle de tous les leviers du pouvoir par une faction qui s’appuie sur des liens ethniques et parentaux. Notre pays dans ce cas n’est plus qu’une République de façade, qui fonctionne en fait comme une principauté ou un Emirat. D’où la très grande frustration des citoyens qui n’est pas compensée par les résultats de la modernisation en cours qui ne touchent pas leur vie personnelle, mais profite uniquement à la faction au pouvoir et aux réseaux qui la soutiennent.

6-Cette frustration nourrie par des pulsions ethniques, est dangereuse. Elle peut se transformer à tout moment en mobilisation violente contre le régime et dégénérer en guerre civile puis annuler tous les résultats obtenus depuis la dernière décennie. Le régime en place peut ignorer ce danger et faire la sourde oreille, mais une telle attitude relèverait simplement de l’inconscience.

7- C’est pourquoi une stratégie de sortie de crise murement méditée, s’impose. Elle oblige tous les acteurs qui sont partie prenante de la transition politique d’accepter de perdre des avantages considérables, pour parvenir à gagner au final : la paix, la poursuite de la modernisation de la façon la plus méthodique et des institutions politiques plus efficaces et plus stables.

8- Le grand défi de la transition politique au Congo sera donc notre capacité politique d’éviter qu’il y’ait une explosion d’extrémisme tribaliste. Ce danger est déjà présent dans les attitudes et comportements politiques actuels. Il se manifestera puissamment sans qu’il ne soit possible de s’y opposer que par la force brutale, à moins que des solutions politiques appropriées ne soient mises en œuvre en amont. Comme nous l’avions annoncé ci-dessus, entre les deux camps foncièrement opposés, et dont le comportement est défini et structuré par les pulsions tribalistes, nous demandons de respecter 3 principes.

A)- Renoncer à la satisfaction totale de leurs exigences maximales exprimées, pour obtenir une transition politique sans douleurs.
B)- Accepter un changement profond de l’ordre politique
C)- Accepter un renouvellement total de la classe politique.

A- Que signifie « RENONCER A LA SATISFACTION TOTALE DES EXIGENCES MAXIMALES EXPRIMEES » ?

Pour le Régime au pouvoir l’exigence ou du moins l’aspiration serait de se maintenir au pouvoir, en estimant qu’il se trouve dans une position de force et qu’il n’a rien à négocier avec personne. Mais cette attitude, même si elle est conjuguée avec une corruption généralisée à outrance, ne freinera jamais la pulsion de revanche ethnique, d’autant plus que le fait de redistribuer des millions ou des milliards en sous main ne convaincra jamais un tribaliste que sa vraie place n’est pas au sommet de l’Etat, où il peut engloutir à son tour sans freins toutes les ressources financières disponibles. Si le régime souhaite se maintenir dans ces conditions, il sera obligé de devenir de plus en plus autoritaire et sanguinaire et se placera de lui-même au banc de la communauté internationale. Logiquement, une telle situation ne peut se terminer que par un scénario qui vit la fin du régime de MOBUTU ou celui de KHADAFI, tôt ou tard.
Quand à l’opposition politique dont le programme n’est que l’équivalent de celui du régime au pouvoir, et dont l’impensé cache un contenu idéologique tribaliste, sa stratégie politique est aveugle, parce que non éclairée par une véritable analyse politique en amont. Quels que soient ses arguments, son but est de prendre sa revanche politique. Et rien ne l’empêchera de soumettre à son tour les ressources financières de l’Etat au pillage et à la prédation. Sa logique sera donc nécessairement suicidaire, et finira même par briser l’élan de la modernisation amorcé depuis peu, car elle sera guidée par le besoin de rattraper le temps perdu.Ce qui débouchera sur un pillage plus massif, qui détruira nécessairement l’équilibre économique du pays.

Ainsi l’opposition comme le Régime au pouvoir doivent accepter de renoncer à leurs exigences maximales pour permettre à une transition politique de se réaliser sans douleurs pour la nation.

B- « ACCEPTER UN CHANGEMENT PROFOND DE L’ORDRE POLITIQUE ».

Les uns comme les autres sont ainsi placés dans l’obligation d’accepter un changement profond de l’ordre politique. Qu’est ce à dire ?

Le système postcolonial actuel se caractérise on le sait par une privatisation de l’espace politique par la faction qui le domine et le contrôle légalement ou illégalement. Le dysfonctionnement du système politique de la Société Postcoloniale trouve ici sa cause principale. Ainsi l’Etat postcolonial, n’est qu’une coquille vide qui n’a pas d’idéologie de l’intérêt général pour lui permettre de fonctionner avec efficacité. C’est là une autre façon de souligner la fameuse contradiction fondamentale de la Société Postcoloniale, qui se manifeste par la confusion de l’espace privé et de l’espace public.

La tâche du nouveau régime doit être de séparer l’espace public de l’espace privé. Cette idée apparemment simple, est un véritable programme en soi. Réussir cette tâche dont les Pharaons nous ont donné depuis longtemps le mode d’emploi, permettra d’assainir l’espace public, de le débarrasser définitivement du clientélisme, de la corruption et donc du tribalisme, pour le réserver uniquement à des individualités ayant assimilés l’idéologie kamite (africaine) de l’intérêt général (la MAAT). Cet ordre politique nouveau sera géré par des acteurs politiques et des fonctionnaires soumis à une grille axiologique qui les tirera vers le haut : vers l’excellence pour tous, et pour les plus motivé vers la recherche de la perfection, et du sacrifice pour le salut de la nation. De sorte que dès le départ l’idée fondamentale sera implantée dans l’esprit de tous les citoyens, que la politique n’est plus le bon outil pour ‘enrichir personnellement.

Ainsi aux citoyens qui n’ont pas la vocation d’Homme Politique ou du Service de l’Etat, le Nouvel Ordre politique que nous baptisons la « Société maâtocratique », leur permettra d’assouvir leurs besoins de réussite matérielle, sociale et professionnelle au sein d’un espace privé réaménagé pour la circonstance. Car son leitmotiv, son exigence première, sa priorité absolue sera de « TRANSFORMER CHAQUE CITOYEN EN ENTREPRENEUR », en mobilisant par l’intermédiaire des institutions financières (par exemple un Fonds Souverain ou une Grande Banque d’Affaires Nationale) et sociales les crédits et les subventions nécessaires pour atteindre cet objectif et développer ainsi chez tous les citoyens une mentalité pharaonique qui se décompose : en esprit de bâtisseur, en esprit d’entrepreneur, en esprit de conquérant et en qualités morales supérieures.

Ainsi la Société maâtocratique sera animée par une double émulation. D’abord celle qui va consister à différencier et à autonomiser l’espace public pour le rendre imperméable aux appétits individuels et notamment au népotisme tribaliste. Cette première émulation permettra à notre pays d’engendrer une classe politique composée d’agents excellents au service de l’Etat, et animés par de purs sentiments d’abnégation patriotiques, car, sélectionnés et socialisés par l’idéologie de la MAAT dans des Ecoles spécialisées.
L’autre versant de cette émulation sera celle générée par le besoin légitime de réussir sa vie individuelle, sur le plan matérielle et économique. Une pente sociologique sera ainsi créée par le nouveau régime pour transférer de l’espace public vers l’espace privé ceux des citoyens qui sont uniquement habités par cette préoccupation. L’Etat maâtocratique avions nous dit mettra à leur disposition tous les moyens possibles pour assouvir cette passion. De sorte que ce besoin légitime de vouloir accumuler les richesses se transformera de lui-même en dynamique vertueuse en faveur de la croissance économique nationale, du moment où les conditions de sa satisfaction seront clairement délimitées à l’espace privé, et encadré par un arsenal juridique.

La clé de ce bouleversement total et profond qui va conduire à la naissance d’un Nouvel Ordre Politique que nous appelons : « Société maâtocratique », sera simplement l’adoption et l’injection de l’idéologie africaine, la MAAT, au sein de la société postcoloniale. Cet acte aura des conséquences majeures, car il en résultera une liquidation de la Société Postcoloniale elle-même, de façon méthodique, radicale et ordonnée. Mais cette liquidation au contraire des Révolutions Arabes, se fera sans bruit et sans douleurs, à condition d’obtenir des acteurs politiques actuels, la capacité de se dominer et de se surpasser dans l’intérêt de la nation. C’est cela la vraie Révolution Africaine. La liquidation de la Société Postcoloniale, annonce ainsi le véritable point de départ de la Renaissance Africaine.
La MAAT apportera ainsi la structure axiologique qui faisait défaut à la société postcoloniale, et permettra à chaque citoyen de se manifester suivant des qualités morales supérieures.

C -« ACCEPTER UN RENOUVELLEMENT DE LA CLASSE POLITIQUE »

Les conditions du changement et de la transition politiques ayant été définies ci-dessus, toute personne de bonne foi doit donc maintenant accepter que cela doive impliquer obligatoirement un renouvellement de la classe politique. Mais ce changement n’étant pas une Révolution au sens classique du terme, c’est-à-dire un changement brusque et faisant table rase du passé, dans le sang, le bruit et le chaos, il nous faut imaginer des mécanismes adaptées à cette transition, spécifique au Congo, dans les conditions historiques actuelles.

Une seule chose reste certaine, le changement politique et donc la transition s‘imposent à la situation actuelle du Congo.

Une Conférence Nationale serait indiquée, mais elle n’est pas en phase avec les circonstances historiques actuelles. Car s’il est vrai que le pays souffre d’inégalités sociales profondes, en même temps la politique de modernisation lancée depuis 10 ans vient brouiller les cartes, en faisant croire à une partie de la population, que le pays est sur la bonne voie. Cela n’est pas totalement faux, et les citoyens qui y croient sont sans doute sincères, mais ils ont le tort d’être incapables d’accéder à l’impensé de la situation historique. Autrement dit, la vérité leur échappe.

Ainsi, si la pauvreté existe au Congo, et si le régime actuel ne pourra pas l’éradiquer, c’est parce qu’il est fondé et construit sur l’idéologie de la dilapidation des ressources nationales, la « Politique du Ventre ». Le prochain régime politique par contre est capable d’utiliser la croissance économique générée par la modernisation actuelle, pour réduire rapidement les inégalités sociales et résoudre ainsi efficacement la question sociale, car il commencera son action par la liquidation de la Société Postcoloniale, elle même.

Le régime actuel ne veut ni des Etats Généraux de la Nation, ni d’une Conférence Nationale, parce qu’il estime que Modernisation qui donne des résultats apparents, renforce sa légitimité et même lui donne une caution morale, malgré les zones d’ombre et critiques du processus de modernisation. Alors comment trancher la question ?

Il faut ici rappeler et invoquer le principe de responsabilité morale. Nous avons démontré que le Régime actuel ne pouvait pas se maintenir au pouvoir sans se transformer en monstre sanguinaire. Ce qui serait une contradiction profonde, car la Modernisation engagée depuis 10 ans l’a été pour soigner et faire disparaître les blessures physiques voire psychologiques de la dernière guerre civile. La logique politique implicite voudrait qu’au bout d’un tel travail de thérapie sociale le pouvoir soit rendu à son détenteur légitime, le peuple. Et c’est maintenant le bon moment de réaliser cette transition.

QUE FAIRE ? C’est justement le moment psychologique de se poser la fameuse question léniniste. Si, ni les Etats Généraux, ni la Conférence Nationale ne peuvent trancher la question, et que seules les circonstances particulières, sociologiques et psychologiques propres à la situation historique actuelle peuvent permettre d’avancer une décision, nous prenons la responsabilité d’en proposer une.

Considérant que la Politique de Modernisation en cours, est une variable lourde qui permet de compenser beaucoup de tourments et de blessures infligées à notre pays, nous proposons au Régime actuel d’organiser son propre sabordage, mais sous le contrôle politique de l’opposition et sous certaines conditions.

a)- L’acte le plus important et le plus spectaculaire que le Régime actuel devra poser pour activer la confiance populaire, sera de créer un Fonds Souverain dans lequel sera déposé au moins 10 000 milliards de FCFA. Ce Fonds sera piloté par une commission de sages sous la surveillance des autorités internationales, jusqu’à la mise en place du prochain Régime. Ce Fonds permettra au nouveau Régime, « la Société Maâtocratique », de liquider la Société Postcoloniale, en réussissant la séparation de l’espace public de l’espace privé, puis de canaliser, l’énergie des citoyens qui veulent entreprendre et réussir leur vie matérielle par ce biais, de satisfaire pleinement leurs ambitions, donc de poursuivre et d’amplifier la Modernisation du pays.

Le Régime actuel signera l’engagement de se retirer du pouvoir au bout de la période 7 ans, à partir de l’année 2013. Il s’agit d’un mandat contractuel qui ne nécessite pas des élections présidentielles. Il a pour but de solder les comptes de la Nation. Pourquoi faire l’impasse sur les élections présidentielles ? La réponse est évidente. Dans les conditions actuelles elles ne seront jamais transparentes, et cela risque inutilement d’accroître des risques d’affrontement entre les camps opposés.

b)- A cette condition donc, l’opposition politique accordera ce fameux mandat contractuel au Président actuel, pour qu’il mette en place au plus vite les outils de la transition politique, dont le premier acte à poser au cours de l’année 2013 sera la création d’un Fonds Souverain pour la République du Congo. Sur cette base l’opposition garantira la sécurité et l’intégrité physiques, du Président actuel avant et après son mandat présidentiel.

c)- L’opposition politique acceptera ces conditions et s’engagera à maintenir la paix sociale et la concorde dans le pays.

CONCLUSIONS

Nous avions laissé dans l’implicite le sens profond de ce message. Aux Hommes de bonne volonté de l’exhumer pour l’apprécier.

Notre préoccupation principale fut d’abord d’épargner au pays une nouvelle guerre civile, dont chacun désormais sait mesurer les conséquences. Nous devons récupérer le pays intact, pour amplifier et systématiser le processus de modernisation déclenché par l’ancien régime. Au demeurant, nous aurons à détruire et à liquider  la logique sociale de la Société Postcoloniale, qui la maintient dans l’irrationalité. Ce qui implique que le prochain régime sera piloté exclusivement par des Serviteurs de la MAAT. Il sera définitivement débarrassé du spectre tribaliste, et protégé par une législation spéciale contre ce fléau.

Nous visualisons la nouvelle société congolaise comme une société habitée par une émulation saine, un puissant esprit de concurrence encadré par un arsenal juridique opératoire, et possédant un système politique d’une haute efficacité, car ses agents disposeront désormais d’une idéologie de l’intérêt général ancrée dans la culture africaine elle-même, et qui a disposé de plusieurs millénaires pour démontrer sa puissance. Il s’agira en fin d’une société sûre, c’est-à-dire, où chaque citoyen peut aller et venir, commercer, travailler, ou se distraire en toute sécurité.

C’est enfin une société aspirant à la Fraternité réelle, car les ethnies auront trouvé leur vraie place, et s’identifieront à leur mission sociétale, qui est de créer de la valeur et de la richesse culturelle. Par contre le Tribalisme qui est un dysfonctionnement du système communautaire, sera banni et sanctionné lourdement.

En définitive ce qui nous a guidé était  le réflexe de laisser une porte de sortie honorable au Président Denis SASSOU NGUESSO, pour préserver la paix et l’intégrité de notre nation. A lui d’affronter son destin par la suite, de façon responsable si possible.

JP KAYA.

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