POURQUOI PAS DEUX ETATS EN AFRIQUE ?


POURQUOI PAS DEUX ETATS EN AFRIQUE ?

La question des valeurs, de la culture, de la spiritualité et du pouvoir dans la construction de l’Etat Fédéral Africain.

Par

JP. KAYA

 

 

 

 

Avant-Propos

Voici une prise de position qui ne va laisser personne indifférent. Car il s’agit de la clarification de la situation idéologique de la communauté africaine actuelle face à ses voisins immédiats : les Maghrébins.

 Chacun sait que la communauté africaine malgré le souhait ardent des uns et des autres d’aboutir à l’unité, est confrontée à des obstacles de taille, qui sont principalement représentés par les religions qui ont été introduites en Afrique à la faveur des agressions que notre peuple a subies historiquement: la traite, l’esclavage et la colonisation et qui agissent aujourd’hui comme de véritables idéologies, responsables de l’aliénation du peuple kamite, et constituent des facteurs de dysfonctionnement social. A la suite de quoi, les Africains n’existent plus. Il n’y a plus que des Musulmans d’un côté les Chrétiens de l’autre et quelque part des Animistes qui représenteraient vaguement l’héritage de la civilisation africaine. L’expérience nous montre que ces trois composantes ne peuvent pas cohabiter pacifiquement, pour des raisons qui plongent profondément leurs racines dans la plus haute antiquité. Personne n’a le courage de trancher la question. On ne peut rien attendre sur ce point une réponse claire et nette des dirigeants politiques africains actuels. Seuls les Révolutionnaires africains sont capables de se prononcer, car la conception et la construction de la future société africaine est la justification ultime de leur action. En peu de mots la position afrocentriste, qui est la position des révolutionnaires africains est claire: ni l’Islam, ni le Christianisme, n’auront l’un et l’autre la moindre chance d’imposer à la future société et  à la nouvelle civilisation africaines leurs valeurs. La Maât, pensée et idéologie de la société africaine, seule est habilitée à poser le soubassement de l’architecture axiologique de la future société africaine: la Société Maâtocratique. Cette question ne doit jamais être esquivée par lâcheté.

Que faire par la suite de l’Islam et du Christianisme? Ils doivent accepter la place que les dirigeants de la Société Maâtocratique leur accorderont, et qui sera nécessairement une place périphérique. Cette question échappe de par sa nature à la discussion et au débat. Car elle relève d’un mécanisme que la théorie politique qualifie de « non décision », enjeu essentiel à la survie de tout un peuple et de sa civilisation.

 

INTRODUCTION

L’expérience nous a appris que les Maghrébins sont intimement convaincus que leur religion et leur culture sont intrinsèquement supérieures à celles de l’Afrique Noire. Ainsi dans le cadre d’une Union politique africaine, associant l’Afrique subsaharienne et le Maghreb, il faudra s’attendre à une attitude entreprenante, ou même agressive de leur part en vue d’islamiser et d’arabiser l’Afrique Noire, perçue par eux comme une région non civilisée. C’est pourquoi, il est urgent dès maintenant de lever l’ambiguïté et le malentendu que cachait la volonté d’un KHADAFI de vouloir construire Les Etats Unis d’Afrique, en prenant tout le monde de vitesse. Après des siècles d’asservissement et de domination, auxquels les Arabes ont été partie prenante, les Africains sont aujourd’hui allergiques à l’idée de subir même de façon homéopathique une influence d’un peuple étranger à la communauté africaine. Malheureusement, l’activisme politique d’un KHADAFI qui espèrerait devenir le sauveur des Noirs, ne lui a pas permis de prendre la mesure de cet état d’esprit qui habite silencieusement l’élite africaine, et qui gagnera inexorablement les masses africaines. De nos jours, la communauté africaine, aspire à une Renaissance, qui s’entend être un retour au contenu positif de l’héritage de la civilisation africaine. Le paradigme, qui théorise ce retour est l’Afrocentricté. Idée partagée par l’Afrique et toutes ses diasporas. Le contenu de l’Héritage universel de la civilisation africaine se ramène à un concept puissant engendré par l’antiquité africaine : la MAAT. J’ai démontré dans la « Théorie de la Révolution Africaine », que la MAAT, n’est rien d’autre que le Code Culturel de la civilisation kamite elle-même,  expression achevée de l’idéologie de la société africaine : l’Initiation. La Renaissance Africaine sera ainsi le résultat de la pratique et de l’intériorisation de la MAAT, qui conférera alors à chaque Serviteur de la MAAT, la mentalité pharaonique. C’est pourquoi le développement politique de l’Afrique doit nécessairement aboutir à la création de deux Etats distincts, qui puiseront chacun leurs ressources institutionnelles dans deux univers culturels et historiques différents pour pouvoir fonctionner de façon optimale : Une Union politique du Maghreb d’un côté et un Etat Africain de l’autre. Si par une ruse de l’Histoire, un Etat Fédéral Africain qui ne respecte pas cet impératif est créé avant qu’une véritable Renaissance Africaine ne se soit produite, celui-ci sera condamné à l’auto-destruction sur le modèle de la défunte Union Soviétique. Car l’aspiration qui anime toute la communauté africaine aujourd’hui, ne peut être assouvie, que par la naissance d’une puissance africaine au niveau mondial sur une base culturelle authentiquement africaine. C’est cette puissance africaine qui permettra à la communauté africaine de se guérir des traumatismes qu’elle a subis dans l’Histoire.

C’est pour cette raison que notre Maître C. A. DIOP,  avait clairement dimensionné le futur Etat Fédéral Africain, à l’Afrique Noire, et non pas à toute l’Afrique (Cf. ; « Les Fondements économiques, et culturels d’un futur Etat Fédéral d’Afrique Noire » ; Présence Africaine, 1960. Ce travail fondateur vient d’être complété par l’ouvrage de son successeur, le Professeur Théophile OBENGA, qui confirme la même vision afrocentriste : « L’Etat Fédéral d’Afrique Noire : la seule issue » ; L’Harmattan, Paris, 2012.

I. ETHNOGENESE DE L’ETAT

L’Etat est une forme de pouvoir politique qui pour fonctionner a besoin d’enraciner ses institutions dans une mythologie, une histoire, des représentations, et des croyances communes à un peuple. Depuis les indépendances, les pays d’Afrique Noire se sont engagés dans un processus de construction d’un Etat sur des bases légales rationnelles. C’est-à-dire un pouvoir politique laïc, fondé sur la séparation de la religion et des institutions publiques.

Nous savons que cette séparation est impossible en Islam. En effet en Terre d’Islam la communauté des croyants, la UMMA ne se distingue pas de la communauté politique. Ainsi, le système politique, ne peut-il pas se différencier et s’autonomiser de ses périphéries sociales, pour se comporter comme un Etat moderne. S’il tente de le faire, la base sociale, trouvera des motivations dans l’Islam qui imprègne fortement la formation sociale, pour obtenir, par la violence si nécessaire, l’assimilation de la communauté politique à la communauté des croyants.

C’est la raison fondamentale, qui retarde l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, bien qu’officiellement ce pays soit un Etat laïc. Les Européens essaient avant de se résoudre à accepter ce nouveau venu dans leur clan d’insuffler autant que possible au peuple turc, des habitudes de vie démocratiques, pour pouvoir se fondre dans l’univers politique occidental. Or, l’Afrique Noire, ne se trouve pas dans la situation de l’Union Européenne, première puissance commerciale du monde, donc capable par sa puissance tant économique, culturelle que politique, d’absorber avec le temps la Turquie. Au contraire, c’est l’Afrique qui va subir le sort de la Turquie, vis-à-vis du Maghreb. La Renaissance Africaine, n’ayant pas eu le temps de s’accomplir, pour permettre à l’Afrique de reconstruire son identité culturelle, puis de la stabiliser, celle-ci, va inévitablement être islamisée et arabisée. Et nous n’avons aucun secours attendre des Européens, qui par l’entremise de l’UPM (UNION POUR LA MEDITERRANEE), ont en réalité attribué aux pays Maghrébins les moyens de recoloniser à long terme l’Afrique. En effet toutes les politiques prévues pour la mise en œuvre de l’Union pour la Méditerranée, auront pour conséquence à long terme de développer le Maghreb, et en même temps de maintenir l’Afrique Noire dans une situation de sous-développement permanent et de dépendance perpétuelle envers l’étranger.

Par ailleurs, bien que l’aspect politique de ce projet reste soigneusement masqué, les pays Maghrébins, grâce à l’UPM, deviendront nécessairement le gendarme de l’Afrique. Fonction, qu’ils remplissent déjà avec efficacité dans le contrôle des flux migratoires. Nécessairement, la Libye, sans le proclamer officiellement deviendra elle aussi un membre de l’UPM, par le biais des politiques de coopération bilatérales.

Ainsi quoi que fassent les pays africains, leur destin est déjà scellé, comme d’habitude, sans leur consentement. Mais contrairement à l’époque de la Conférence de Berlin, où les puissances européennes décidèrent cyniquement de se partager en toute tranquillité le continent noir, aujourd’hui, nous avons des élites capables de démasquer tous les projets anti-africains, puis d’en informer la communauté africaine, charge à elle, de prendre des contre-mesures qui s’imposent.

II. LE CODE CULTUREL KAMITE

Il n’est écrit nulle part, que la création d’un futur Etat Africain doit obligatoirement se faire en association entre l’Afrique Noire et le Maghreb. Le fait de partager le même continent, ne nous oblige pas à lier nos destins de façon mécanique. Il suffit de regarder autour de nous. La Russie et l’Union européenne, bien que partageant le même continent, n’ont pas décidé pour autant de fusionner. De même, les USA et le Canada, si proches géographiquement, culturellement et économiquement n’ont pas décidé de mettre leurs œufs dans le même panier. Mais aussi la chine et les deux Corées, pourraient parfaitement s’intégrer en un seul pays, mais cela n’a jamais traversé l’esprit de personne. Enfin pourquoi l’Inde et le Pakistan ne se décident-ils à se réunifier alors qu’ils formaient un seul pays avant les indépendances ? Même chose pour Israël et la Palestine. La solution la plus simple pour mettre un terme à leurs différends serait pourtant de créer un Etat Fédéral. Tous ces exemples nous montrent qu’il y’a des inerties sociologiques, qui ne permettent pas de passer aussi aisément du rêve à la réalité.

Que se passerait-il si certains responsables politiques africains actuels, handicapés par l’aliénation, ou animés par l’appât immédiat du gain, donnaient le feu vert, à la création d’une Union Africaine bancale comme le souhaitait KHADAFI ? Ils reproduiraient tout simplement l’expérience soviétique : destinée et programmée à l’autodestruction. En voici les raisons.

1°)-Le code culturel d’un peuple, est à l’échelle des groupes humains, ce que le programme génétique l’est à celui d’un individu. L’attachement aux valeurs communes, le nationalisme, voire l’intégrisme, sont de nature à remobiliser le code culturel. Ce phénomène a été constaté dans le processus qui a conduit aux indépendances de plusieurs pays dans le monde. En Afrique il a généré des idéologies comme le panafricanisme, la Négritude et aujourd’hui l’afrocentricité. Bien qu’ayant été abordé sous l’angle philosophique avec le panafricanisme, et sous l’angle littéraire avec la négritude, c’est aujourd’hui seulement avec l’approche scientifique de l’afrocentricité, que nous approchons la véritable nature du code culturel africain. Celui-ci se ramène entièrement dans un seul mot : MAAT. J’ai déjà eu pour ma part l’occasion de préciser dans les tomes I & II de la « Théorie de la Révolution Africaine », que MAAT, n’était que la forme la plus évoluée, de l’idéologie africaine, l’Initiation. Ce stade avancé, a été atteint historiquement par l’Egypte pharaonique.

En réalité MAAT, ou Initiation, est le moteur même de l’Histoire dans la civilisation africaine. C’est son action qui peut permettre à n’importe quelle société africaine de se transformer, puis de se développer. Elle lui permet de vérifier le schéma conceptuel de développement du système communautaire et d’expérimenter les quatre étapes d’un processus de développement endogène, propre à la société africaine. MAAT est ainsi la clé pour répondre à la crise africaine et pour relancer le processus de développement des sociétés africaines.

2°)- Or cette idéologie dans son fonctionnement s’oppose à l’Islam. En effet l’Islam impose une soumission du croyant à Dieu pour atteindre le salut. Au contraire la MAAT,  propose une identification de l’Homme à Dieu. Dans le premier cas la loi divine s’impose d’en haut comme un impératif catégorique à l’individu. Dans le second, l’Homme va à la rencontre de Dieu, par un effort personnel d’évolution et de développement spirituel. Alors que l’Islam interdit toute personnalisation de Dieu et même toute comparaison à Lui, la MAAT, au contraire prône la fusion et l’identification de l’Homme à Dieu. Effort par lequel il s’approprie les qualités divines, pour devenir l’image vivante de Dieu sur Terre. Ces deux conceptions du monde, donnent lieu à deux formes de souveraineté et à deux formes d’organisations sociales différentes.

Ainsi tous les ingrédients sont en place pour provoquer une collision frontale entre les deux communautés, à moins de donner à chacune une forme politique adaptée à ses aspirations. Autrement dit, pourquoi ne pas reconnaître les faits et envisager la création de deux Etats distincts, qui pourront alors par la suite coopérer efficacement ?

III. DES RESSENTIMENTS SOCIO-HISTORIQUES NON APAISES

L’Afrique ai-je dit, tente actuellement de sortir d’un passé chaotique et douloureux qui a légué à la communauté africaine des traumatismes très graves, qui ont castré cette communauté et qui expliquent la médiocrité dans laquelle elle croupie. L’occident seul, n’est pas l’unique responsable de ce passé. Les Arabes y figurent en bonne place. La réduction des Nègres en esclavage par les Arabes a commencé dès le IIIè siècle de notre ère. L’apparition de l’Islam, n’a ni freiné, ni interrompu ce processus. Au contraire, celui-ci a continué à prospérer jusqu’à nos jours, en survivant ainsi à la Traite atlantique elle-même.

De nos jours, là où l’Afrique Noire et le monde arabe se touchent, les chercheurs en sciences humaines, ont constaté un phénomène de sécularisation et de routinisation de l’esclavage des Noirs. Avec, si l’on peut dire, la bienveillance de l’Islam. On a effet posé la question aux négriers Touaregs la raison pour laquelle ils continuaient à pratiquer l’esclavage des Africains. Leur réponse est désarmante de sincérité. C’est le Coran disent-ils qui l’autorise. Et ils ne font que poursuivre une tradition qui leur vient de leurs ancêtres. Dans ces conditions il n’est pas surprenant d’observer le même phénomène profondément installé dans les habitus des peuples arabo-musulmans depuis la Somalie, en passant par le Soudan, jusqu’en Mauritanie. La Libye, le pays de KHADAFI, qui passait pour l’artisan de l’unité africaine, n’échappe pas à cette malédiction. Les Africains qui y ont vécu, mais aussi les enquêtes des journalistes, rapportent que l’activisme politique du dirigeant suprême de ce pays ne reflétait en rien l’état d’esprit de sa population, qui se comporte aujourd’hui encore envers les Noirs, comme les Sud-africains blancs de l’époque de l’apartheid. On y retrouve les mêmes réflexes que ceux des Américains à l’époque de la ségrégation. Un Africain lésé par un Arabe, aurait tort d’aller se plaindre auprès des autorités, car il se retrouverait soit en prison, soit expulsé du pays. C’est un pays où les Africains survivent à la périphérie du système social. Ils sont écrasés par une hiérarchie sociale, qui est ouvertement raciste. En un mot ils vivent comme des parias. Dans ces conditions KHADAFI pouvait-il représenter l’Afrique et parler au nom des Africains  ? Non évidemment, ses rêves de grandeur ont vocation à être assouvis par l’Union du Maghreb Arabe. Pourquoi alors cette cour empressée de l’Afrique Noire par le leader libyen. La réponse est double. Les ressources colossales de l’Afrique ne peuvent laisser personne indifférent. Mais aussi la perspective de s’appuyer sur une région qui deviendra dans moins de trente ans la région la plus peuplée du globe, lui permet d’espérer une base stratégique unique, pour peser sur la scène internationale.

Mais, Il y a un problème qu’il n’a pas jugé utile de prendre en considération. Les Africains de leur côté, veulent construire un Etat Africain, qui a vocation à devenir une puissance mondiale, sans les Maghrébins. L’existence même de cet Etat sera pour chaque Africain, une revanche sur l’Histoire, et le signe d’une Renaissance de l’Afrique. Ces vérités devraient être dites avant qu’il ne soit trop tard.

En effet, je prévois l’éclosion d’une période de nationalisme africain virulent suite à la Renaissance africaines. Une fois l’Héritage de la civilisation africaine et son idéologie, la MAAT, reconquises et digérées, les Africains vont brutalement se réveiller et nourrir à l’égard de différents peuples de l’Humanité de sentiments inversement proportionnels à leur implication dans l’asservissement passé et l’aliénation actuelle de la communauté africaine. Ce phénomène n’est qu’une loi de la psychologie des foules. Mais, il faut y penser longtemps à l’avance pour éviter des débordements et des violences inutiles, lors de sa manifestation. Mais une chose est certaine, la communauté africaine aura besoin d’une période de repli sur elle-même. Une posture de méditation pour faire la paix avec elle-même et avec le monde, avant de s’ouvrir de nouveau avec confiance vers d’autres peuples. C’est pourquoi seul un Etat authentiquement africain sera capable d’encadrer ce devenir historique.

IV-LA DÉCONNEXION

Cette conclusion se superpose à la volonté de prendre une décision politique qui s’impose face à nos voisins Maghrébins. Qu’ils ne se considèrent pas comme Africains est sans importance. Mais les fantasmes qui encombrent leur inconscient constituent un véritable handicap dans leurs relations avec les Africains. Des histoires de vie rapportées par des Nègres ayant séjournés dans tous les pays arabes du Nord de l’Afrique sont identiques. Nos voisins se prennent pour des Maîtres naturels qui aspirent à imposer leur volonté à des Africains qui se retrouvent sans recours dans un pays où tout est contre leur présence. 

Les jeunes femmes africaines sont traitées avec le plus grand mépris hérité de la Traite des Nègres. Le statut du Nègre est dans la pratique celui réservé à l’esclave. Passons sur les attitudes courantes qui consistent à déserter les places occupées par un Nègre dans un bus, ou des agressions gratuites dans la rue. C’est aussi le vocabulaire lui-même utilisé pour désigner le Noir, ABID, qui veut dire esclave, qui donne le ton, et ouvre la voie à tous les préjudices. C’est tout contexte sociétal, qui place donc d’office le Nègre au Maghreb, sur son propre continent dans l’environnement d’il y’a 500 ans, celui de l’esclavage.

La question est donc celle de la dignité de l’Homme Noir, mais pas seulement. C’est aussi celle de son intégrité et de sa sécurité.

Vu, qu’il est impossible d’obtenir par une simple promesse orale ou écrite de la part de nos voisins Arabes la modification radicale de ces rapports humains, qui plongent leurs racines dans l’inconscient et l’impensé des peuples arabes, la solution ne peut donc se limiter à l’échange d’amabilités. Mais elle impose une RUPTURE BRUTALE DE RELATIONS POLITIQUES, qui notamment va se traduire par l’impossibilité de construire ensemble un Etat Fédéral continental regroupant Africains et Arabes.

Le sens de cette rupture est du côté africain la volonté de faire prendre conscience aux Arabes de leurs attitudes et leurs comportements qui rendent impossible toute cohabitation avec des voisins qui ne leur ont témoigné jusqu’ici que de la générosité. Mais à l’aube de la RENAISSANCE AFRICAINE, cette attitude devient un obstacle à la reconstruction de la personnalité et de l’identité kamites. Par nature elle n’est pas équilibrée face aux fantasmes qui habitent nos voisins et qui les poussent à vouloir prolonger le rôle du Négrier. Ainsi une DECONNEXION s’impose et durera au moins 100 ans, pour laisser aux Arabes le temps de se remettre en cause et de changer radicalement leur mentalité. Cette rupture a pour but de provoquer chez eux une véritable REVOLUTION CULTURELLE. Si elle ne se produit pas la période de déconnexion se renouvellera tous les 100 ans, jusqu’à l’infini.

Cette décision inspirée par la RENAISSANCE AFRICAINE, s’appliquera avec des variantes à tous les peuples du monde, dans le cadre des  relations que la Nouvelle Société Afrcaine : la SOCIETE MAATOCRATIQUE va instaurer entre la communauté africaine et le reste du monde.

CONCLUSIONS

Un intellectuel africain, me faisait remarquer récemment, que « si Dieu avait séparé l’Afrique du Maghreb par un désert mortel, c’est parce qu’il avait une idée derrière la tête ». En effet, rien ne peut convaincre, ni obliger l’Afrique Noire à unir son destin à celui du Maghreb. Ces deux régions ont vocation à s’intégrer en deux Etats spécifiques. Ce qui ne les empêchera pas une fois constitués, d’entretenir des relations économiques, fraternelles, culturelles, sportives, amicales et apaisées. Vouloir à tout prix les enfermer dans un même moule est une erreur stratégique, qui donnera des conséquences tragiques. Car dès à présent nous pouvons constater que tout oppose ces deux communautés. Les croyances, l’Histoire, l’organisation sociale, la conception de la politique, et la nature des relations avec l’Europe.

L’état d’esprit actuel des Africains, se résume en une aspiration fondamentale et puissante : la Renaissance Africaine. Il s’agit d’un retour au contenu positif de la civilisation africaine, en vue de créer une nouvelle société africaine, qui prendra toute sa place sur la scène internationale. L’attitude des Maghrébins vis-à-vis de l’Afrique Noire est un mélange d’impérialisme et de paternalisme. Ils ont besoin de l’Afrique pour permettre au monde Arabe de reconstituer sa puissance passée. Nous avons là deux volontés qui s’annulent, car l’Afrique veut devenir une puissance par elle-même. Elle a tout ce qu’il lui faut pour réussir. Un territoire gigantesque, des ressources colossales, une population qui sera très bientôt la plus nombreuse du monde. Elle attend simplement la constitution d’une nouvelle élite. Ce que la Renaissance Africaine, grâce à la réappropriation de l’idéologie africaine, la MAAT va lui procurer.

La Révolution Africaine est la clé de tout ce mécanisme. En coupant les ponts définitivement avec la société postcoloniale, elle va éveiller dans le subconscient de chaque Africain la mentalité pharaonique. C’est pour cela qu’elle constitue le véritable détonateur de la Renaissance Africaine.

Vie, Force, Santé.

JP. KAYA

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2 réflexions sur “POURQUOI PAS DEUX ETATS EN AFRIQUE ?

  1. Jean Pierre KAYA tu touches (abordes) aujourd’hui le vrai sujet de notre révolution: se départir des religions imposées et adopter notre philosophie religieuse et sociale: c’est un DEVOIR de tout africain! Quant aux religions de la mafia, elles devraient disparaitre par le mécanisme de formation spirituelle de nos populations dès la naissance! Voici la mesure qui convient de mettre en place:1° Instauration de l’âge de la maturité spirituelle qui être de 31 ans;2° Exigence de niveau d’instruction bac+4 pour choisir une religion non africaine; 3° Impôt pour toute conversion à une religion étrangère! au bout de 50 ans je pense qu’il y aura des changements conséquents!

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